Le mot de passe ou jeton unique
Pour sécuriser l'accès à un ordinateur fixe ou un portable, le principe du jeton unique consiste à générer un mot de passe qui aura une durée de vie limitée, une à deux minutes. Pour se faire, on utilise une calculette, une clé USB ou une carte à puce. Attention, cette dernière solution nécessite de s'équiper avec un lecteur fixe. Seul bémol : s'il est impossible de voler le code généré, l'objet peut être dérobé ou simplement oublié par son détenteur.
Le plus : Un mot de passe éphémère.
Le moins : Risque d'oubli ou de vol du support d'identification.
L'algorithme de cryptage
La solution permet de protéger à la fois les systèmes informatiques mais également les supports mobiles : ordinateurs portables et PDA. Outre l'identification personnelle habituelle, sans un second mot de passe, il est impossible de déchiffrer le contenu d'un ordinateur. Sans parler du fait qu'il est presque impensable de forcer un code parmi les milliards de possibilités générées par ce système.
Un code ultra personnel
L'identification biométrique
Comme le jeton unique et l'encryptage, l'identification biométrique fait partie des solutions dites d'authentification forte. Elle consiste à capturer des informations biologiques et à les comparer à une banque de données personnelles pré-enregistrées. C'est d'ailleurs pour cette raison que l'usage de cette technologie est soumise à une réglementation stricte.
La biométrie présente de multiples visages : reconnaissance des empreintes digitales, de l'iris ou de la rétine, de la géométrie de la main ou de la morphologie du visage, de la voie. Il est possible de coupler cette technologie à d'autres suivant un principe multimodal (voir l'exemple en photo).
L'avantage de cette méthode : on n'oublie jamais ses codes d'identification ! Reste son coût encore très élevé.
Le plus : On ne peut ni perdre ni oublier ses codes d'accès.
Le moins : Un coût élevé.
» Pour beaucoup de salariés, les transports en commun sont devenus une véritable annexe des bureaux. Il n'est pas rare de se trouver assis à côté d'un professionnel concentré sur la rédaction d'un rapport, parfois confidentiel, ou en pleine conversation téléphonique avec un collègue, sur un sujet sensible. "Or on ne doit pas communiquer dans un espace public comme dans son bureau", prévient Franck Tognini, directeur de l'association Vigilances et auteur d'un Petit manuel d'intelligence économique au quotidien. Un concurrent pourrait en effet se trouver dans le même wagon et ce ne serait pas forcément le fruit d'une fâcheuse coïncidence. "Si vous voulez des informations sur les stratégies des mutualistes, prenez le Paris-Niort" (ville où sont basés de nombreux mutualistes) s'amuse-t-il. Moins anecdotique : certaines entreprises envoient un collaborateur ou mandatent même des cabinets privés pour collecter les informations lors des déplacements d'un concurrent. A l'occasion d'un salon professionnel, par exemple, plusieurs concurrents peuvent se trouver dans le même wagon d'un train entre l'aéroport et le lieu de l'événement. En de telles occasions, les "malheureux hasards" sont très faciles à provoquer… Au quotidien, quelques précautions simples peuvent être prises : diminuer la luminosité de l'écran de son ordinateur portable, ne citer ses collaborateurs que par leurs initiales, des surnoms ou des noms de code, ne pas évoquer de dossiers confidentiels…
» "Lors d'un salon, rappelle Franck Tognini, on prend contact, on se fait connaître, mais il est rare que l'on signe un contrat." Inutile donc que les plaquettes commerciales que l'on met à disposition des visiteurs soient des mines d'informations techniques et stratégiques. "D'une manière générale, précise le spécialiste, il faut identifier les zones de sur-communication." Et se demander s'il est toujours nécessaire d'emmener sur un salon toute sa documentation et ses fiches techniques les plus détaillées.
» En outre, les salons grouillent de chasseurs d'informations et de concurrents "déguisés" en curieux, étudiants ou "fans de technique". Un manager ne peut ignorer que certains collaborateurs seront plus vulnérables que d'autres face à ces prédateurs. Les techniciens, souvent passionnés par leurs produits et leurs innovations sont des proies convoitées par certains interlocuteurs habiles en quête des secrets de fabrication. Les stagiaires, pas toujours conscients des enjeux que la protection des données représente pour la société, sont également vulnérables. Il est dès lors important de ne pas les exposer en les laissant seuls sur le stand… y compris, et surtout, entre midi et deux heures.
"Seule une petite minorité d'entreprises est capable de lister les dix questions pièges auxquelles ne jamais répondre" |
» Avant de se rendre sur un salon, Franck Tognini préconise d'organiser un briefing avec tous ceux qui y participeront, pour définir les données sensibles à ne pas divulguer. Ce travail peut conduire à établir une liste des dix questions clés auxquelles ne pas répondre, parce qu'elles concernent les points de fragilité de l'entreprise ou ses pistes de croissance future. "Seule une petite minorité d'entreprises ont mené cette réflexion avant d'aller à un salon", déplore-t-il.
» Enfin, s'informer sur l'identité de son interlocuteur, son entreprise, sa fonction et la raison de sa présence est un réflexe essentiel à prendre lorsque l'on fréquente les salons, mais également les cocktails, les séminaires et tous types de manifestations professionnelles, durant lesquelles les rencontres sont informelles. Naturellement, il n'est pas toujours possible de savoir exactement qui est la personne qui nous fait face, en particulier si l'on veut rester agréable et ne pas se montrer trop inquisiteur. "En fait, il s'agit surtout, avec un peu d'attention, de déterminer si l'interlocuteur cherche à établir un partenariat ou simplement à collecter des informations", souligne le consultant. Cette question permet aussi de ne pas se laisser trop vite embarquer : "Avec un chasseur d'info, les trois premières questions sont anodines, elles cherchent à créer la confiance ; la quatrième est technique et piégeuse". Interroger le chasseur potentiel sur son identité est aussi un moyen de prendre la main sur le dialogue et de ne pas se faire avoir...
En matière d'informatique, la prolifération des hackers, des virus et des logiciels-espions (spywares) a multiplié les risques d'intrusions dans le système d'information. Pour se protéger, il faut donc "sanctuariser" au maximum son disque dur et tous ses échanges avec l'extérieur.
» Le mot de passe est une porte d'entrée privilégiée pour accéder aux données d'un salarié. Et bien souvent, il donne aussi accès à l'ensemble du réseau de l'entreprise. Si le travail de sécurisation du réseau est la mission des services informatiques, il relève par contre de la prudence élémentaire que chaque salarié ne néglige pas son propre mot de passe. Deux règles doivent être adoptées en la matière : choisir un mot de passe relativement complexe, contenant notamment des caractères spéciaux, et le changer régulièrement, par exemple au début de chaque mois.
» L'explosion de le wifi, qui rend Internet accessible depuis un nombre croissant d'espaces publics, est devenu une source de vulnérabilité considérable. Il est en effet extrêmement facile de s'introduire sur un PC connecté en wifi, d'avoir accès à toutes les données qui s'y trouvent, ainsi que de capter les échanges effectués sur le web. "Or on peut trouver sur Internet des dizaines de programmes gratuits permettant ce type d'intrusion", rappelle Franck Tognini. Une précaution essentielle : adopter un logiciel de protection, dont "seuls 30 % des portables utilisant le wifi sont actuellement équipés", souligne le consultant.
besoin de » Un ordinateur a souvent besoin de passer entre les mains d'un réparateur. Si le disque dur contient des données stratégiques tels que des fichiers clients, il est parfaitement légitime de faire signer à son prestataire une clause de confidentialité. Et si ce dernier opère dans vos locaux, il est tout à fait normal de le faire accompagner par une personne de l'entreprise. De plus, lorsqu'un PC est remplacé, il est prudent de veiller à ce que l'ancien disque dur soit effectivement détruit. "Sur e-Bay, rappelle Franck Tognini, 70 % des ordinateurs mis aux enchères contiennent encore des données confidentielles… et certains spécialistes les convoitent."
» Enfin, s'il y a des raisons de penser que le firewall de l'entreprise est peu fiable, ou que les données présentes sur le disque dur sont particulièrement critiques, la solution la plus efficace est aussi la plus basique : stocker ces données sur un disque dur externe que l'on pourra débrancher du PC lorsque l'on se connectera à Internet
» Au restaurant, la prudence est également de mise : certains commerciaux déjeunent toujours dans le même restaurant où ils parlent, en toute insouciance, contrats et chiffre d'affaires. Dans certaines zones isolées, près d'une usine par exemple, il n'y a qu'un seul restaurant où un concurrent peut fort se trouver également. Là encore, rappelle Franck Tognini, quelques réflexes simples doivent être suivis : changer de restaurant de temps en temps ou même simplement de table, demander un salon privé lorsque les négociations sont sensibles et ne pas citer d'informations clés, telles que des noms de personnes, des dates, heures et lieux de rendez-vous, les montants des contrats…
» Cette prudence doit être plus accentuée encore lorsque l'on se déplace à l'étranger, notamment dans les pays émergents. Dans certaines villes, les hommes d'affaires se retrouvent tous dans le même hôtel. Il est donc très facile d'être identifié et suivi dans tous ses déplacements, voire d'être mis sur écoute téléphonique. Il ne s'agit pas de devenir totalement paranoïaque, tempère le consultant, mais de ne pas être trop naïf non plus. Selon l'importance de son déplacement, il est prudent de n'emporter avec soi que le strict minimum en matière d'information, de ne pas conserver de données stratégiques sur le disque dur de son portable ou sur sa clé USB …et de ne pas faire passer de fax confidentiels par la réception de l'hôtel
article complet sur le journal du net.
à bientôt
eric jean marc
.http://www.journaldunet.com/management/dossiers/0705187-risques-concurrentiels/index.shtml
En savoir plus Vigilances, laboratoire d'initiatives pour accompagner les PME et PME à l'intelligence économique
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