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25/07/2008

Le rachat de crédit, un bon filon surtout pour les banques (la suite)

droit de reponse suite à une note précédente :

http://ericjeanmarc.blogemploi.com/mon_weblog/2008/02/le-rachat-de-cr.html

voici un commentaire sur cette note !!!!

Quand on veut tuer son chien, on accuse le rachat de crédits !

Le menteur et le menti parlent du rachat de crédit

Insidieusement dénonciateur, le titre d’un article « Le rachat de crédit, un bon filon surtout pour les banques » publié sur le net : www.journaldunet.com/economie/finance/business-de/rachat-regroupement-de-credits/index.shtml a retenu mon attention.

A en croire son auteur, croissance molle, pouvoir d’achat en berne et français endettés seraient de bonnes choses pour les établissements de crédits !

Il surenchérit en affirmant que la mauvaise passe financière des particuliers et, cela paraît évident, leur goût nouveau pour les crédits, en font une clientèle toute trouvée pour le regroupement de crédits.

Dès lors, la communication « débridée » des banque et de leurs intermédiaires en faveur du rachat credit devient insistante et racoleuse, les particuliers sont assaillis par une foultitude de publicités extrêmement agressives ( un qualificatif presque trop faible, nous assure-t-il ! ). Il s’en suit une diatribe contre le rachat de crédits accusé de tous les maux de la terre et surtout de constituer un bon filon pour les banques.

Voilà une réaction bien de chez-nous qui ne doit rien à l’honnêteté intellectuelle mais au besoin de tout critiquer, de râler!

Les affirmations de cet article ne sont pas mensongères pour autant puisque le mensonge suppose que le menti soit totalement dupe et le menteur pas du tout. Elles sont simplement de mauvaise foi car son auteur déguise la vérité et se ment à lui-même, ce qui est un paradoxe si l’on réfléchit bien parce que se pose alors cette question : comment peut-il gober ce qu’il sait être faux ? Disons, pour faire simple, que la mauvaise foi consiste à se croire à demi !

Quant à moi, je vais rétablir complètement la vérité pour que le débat soit plus objectif et que chacun puisse se faire sa religion.

Que nous dit-on ?

La situation actuelle de l’endettement et du surendettement des ménages français

Qu’en 2006, un ménage français sur deux était endetté et que cette réalité, stable depuis le début des années 1990, cachait une autre réalité : l’explosion du niveau d’endettement de ces ménages qui est une « tendance » beaucoup plus récente ( + 14,1 point depuis 2002 selon l’Insee )..

Qu’outre la hausse de leur endettement, le nombre des crédits détenus par chaque ménage a augmenté et que tout cela provient du fait que le crédit a perdu son image négative.

Le nombre de surendettés qui était de 70.000 au début des années 90 est passé à 700.000 aujourd’hui.

Qu’en est-il véritablement de l’endettement et du surendettement des français.?

- Fin d’année 89 : 52,8% des ménages étaient endettés
- Fin d’année 90 : 50,4% des ménages étaient endettés
- Fin d’année 2001 : 52,9% des ménages étaient endettés
- Novembre 2007 : 52,0% des ménages étaient endettés

En revanche, il est exact que l’encours total des crédits mesuré en part du revenu disponible des ménages à progressé ces dernières années : 63,7% en 2007 contre 44,5% en 2002. Cette progression tient au niveau des crédits immobiliers et principalement d’accession à la propriété qui a suivi la hausse importante des prix du marché. En effet, l’encours des crédits à la consommation n’a quant à lui que faiblement progressé : 11,0% en 2007 contre 10,% en 2002.

« Les français ne rencontrent pas de difficultés particulières du fait de leur pratique du recours au crédit » indique le 20è rapport annuel de l’Observatoire des Crédits aux Ménages. En revanche, le sentiment d’une détérioration dans le rapport au crédit s’est renforcé en 2007 en raison, non des conditions spécifiques à l’endettement ( taux, encours … ), mais de la dégradation de l’environnement économique général des ménages et, en particulier, de la hausse des prix.

Sur le front du surendettement, en 2007 le nombre de dossiers déposés devant les Commissions de surendettement était de 182.855 contre 184.866 l’année précédente et 90.174 en 1990, l’année de leur création. C’est quand même un peu plus de 2000 dossiers en moins. Il est exact que le nombre de ménages bénéficiant actuellement d’une mesure de désendettement est de l’ordre de 700.000 qu’il convient de rapprocher des 13.800.000 de ménages français qui avaient au moins un crédit fin 2007.

Rien ne permet objectivement de souscrire à la thèse d’un endettement excessif des ménages français qui pourrait alors devenir problématique pour l’économie hexagonale. Le taux d’endettement des ménages français reste par ailleurs faible par rapport aux standards européens et, à fortiori, anglo-saxons.

Je relève d’ailleurs une contradiction dans l’article. On nous dit au début que « les français ont pris goût au « produit » crédit et n’hésitent plus à en contracter plusieurs en même temps » et plus loin : « Une bonne nouvelle pour un secteur légèrement morose ces derniers temps. Jean-Claude Nasse, délégué général de l’Association française des sociétés financières, rappelle qu’en 2007, « les crédits affectés, type crédit automobile, sont en régression de 1,3% et que les crédits revolving » sont stables ». En revanche, les prêts personnels, auxquels appartiennent les rachats de crédits sont, eux, en hausse de 11%. Pour Nicolas Pécourt, responsable des études chez Sofinco, « le rachat de crédits représente aujourd’hui 7 à 9% du total des crédits à la consommation ».

Bien que le secteur du crédit soit jugé « légèrement morose », il serait excessif d’assimiler cette situation conjoncturelle à la traversée du désert par les Israélites pour qualifier de manne ( La Bible, Exode xvi 1336 ) le rachat de crédit apporté par Dieu aux banquiers !

Il ne faut perdre de vue que le regroupement de crédits substitue un seul crédit à plusieurs et n’augmente que de peu l’en-cours global ainsi consolidé. En vérité, les banquiers se « cannibalisent » ! Et, nous le verrons tout de suite après, ils le font en réduisant le plus souvent les taux …

Ceci m’amène directement aux critiques faites au rachat credit cette arme redoutable à double tranchant !

Le rachat de créances, une arme à double tranchant ?

On nous dit que la baisse des taux, généralement constatés lors d’une opération rachat credit, à un coût puisque « l’étalement des crédits sur 10 ans ou plus conduit à un montant total à rembourser supérieur au total des sommes empruntées avant le regroupement de crédits » ( … ) « Un coût qui s’explique aussi par « les frais de dossiers, les frais de notaire, la rémunération du courtier en crédits » précise Christine Bardinet, Secrétaire générale du Comité Consultatif du Secteur Financier, qui précise cependant : « Le rachat de crédit rend un vrai service dont le coût n’est pas forcément exorbitant ».

.Il est clair que pour une somme empruntée d’un montant donné, le coût total du crédit ( montant total des intérêts, des frais liés au prêt et de l’assurance ) sera d’autant plus élevé que la durée d’amortissement sera longue. Autrement dit, le coût total d’un crédit dépend du taux pratiqué et de la durée. A durée égale, quand le taux baisse le coût total baisse aussi. Tout le monde comprend ça ! Quoi qu’il en soit, on rembourse toujours plus que la somme que l’on a empruntée car le prêteur perçoit un « loyer » pour ce prêt : ce sont les intérêts.

Il est évident que l’emprunteur qui a recours au rachat de crédits pour alléger le poids de ses mensualités sur son budget n’aura d’autre choix que d’accepter d’étaler le remboursement de son en-cours de crédit sur une durée plus longue. Un taux plus bas ne peut à lui seule entraîner une baisse suffisante des mensualités, sauf peut-être s’il s’agissait de ne consolider que des crédits permanents. Cet emprunteur ayant besoin de garder l’argent emprunté plus longtemps puisqu’il mettra plus de temps à le rembourser par des mensualités beaucoup plus faibles, il est logique qu’il paie des intérêts plus longtemps, donc au total plus importants même si le taux est moindre.

Cela dit, le coût des commissions d’intervention, des frais de rejet des prélèvements bancaires, de rejet de chèques et de notification d’interdiction d’en émettre et tous les autres facturés par les banques, le coût des sociétés de recouvrement et des huissiers de Justice, des frais d’avocats et de procédures judiciaires est à considérer également. De même, les pertes consécutives à des ventes forcées ( saisies mobilières et immobilières ) représentent elles aussi de sacrés « coûts ». Et même si elles ne se chiffrent pas toutes, les difficultés de tous ordres auxquelles est exposé un emprunteur qui ne peut plus faire face à ses engagements doivent également être prises en considération. Ce n’est pas pour rien que le surendettement est qualifié de violence sociale. Cette situation que l’on ne peut que déplorer n’est pas le fait des établissements de crédit ( l’accumulation de crédits représente une très faible part dans les causes de surendettement ) auxquels il est spécieux de reprocher de vouloir y apporter une solution, même si elle n’est pas philanthropique !

Pourquoi, grand Dieu le serait-elle d’ailleurs ?

Doit-on créer un nouveau concept de rachat de crédit social pour tous, élargir le principe de solidarité en faisant litière de celui d’égalité ?

Les « clients » du rachat de créances sont, par définition, « solvables », c'est-à-dire qu’ils ont la capacité financière de faire face au remboursement des trop nombreux crédits qu’ils ont contractés pour des raisons diverses résultant le plus souvent d’accidents de vie, pour peu qu’on leur permette de le faire dans le respect d’un taux d’effort qui soit compatible avec leurs revenus.

Pour quelle aberrante raison, le principe de solidarité qui découle du principe de fraternité ( devise républicaine ) devrait jouer dans une telle situation ?

Pour ceux qui ne sont malheureusement pas éligibles au rachat credit, je rappelle qu’il existe un traitement social du surendettement. La France dispose d’une législation sur le surendettement récemment complété par loi sur le rétablissement personnel extrêmement protectrice. Ces situations sont du ressort des Commissions de surendettement créées à cet effet.

Le regroupement de crédits doit simplement être pris pour ce qu’il est devenu : un outil de gestion budgétaire qui permet de répondre à des problématiques financières et patrimoniales diverses et qui ne concerne plus seulement les emprunteurs malendettés mais tous ceux qui veulent gérer différemment leur endettement. Par exemple, il n’est pas « révoltant » que des retraités veulent restructurer leur budget qui est affecté par une baisse des revenus lors du passage en retraite. Le « papy boom » comme le dit l’auteur de l’article fait les beaux jours de bien d’autres secteurs de notre économie avant ceux du rachat de créances ( les retraités ne représentant que 18% de l’ensemble des regroupement de crédits réalisés en 2007 ) !

Les mesures « préventives » post rachat-credit

Ensuite, on nous dit qu’un responsable d’une éminente association de consommateurs serait « particulièrement inquiet d’une clause que tous les opérateurs à priori placent dans leurs contrats ». Celle stipule à peu près « que les clients s’engagent à ne pas prendre d’autres crédits sans l’autorisation du regroupeur » .

Ce consumériste redouterait les effets « pervers » de cette disposition :

- Elle pourrait être jugée anticoncurentielle puisque susceptible de permettre au « regroupeur » d’inciter fortement son client , qui sollicite de lui l’autorisation de souscrire un nouveau crédit, à choisir le sien ;

- Interdire le recours au crédit durant 10-12 ans à un l’emprunteur (« c’est aller au casse-pipe » );

- Faire rejeter un dossier de surendettement pour le non-respect de cette clause qui pourrait être assimilé à de la mauvaise foi.

Il faut savoir que cette clause est avant toute chose destinée à protéger les emprunteurs les plus faibles contre l’éventuelle tentation de retomber dans le travers qui les avaient conduit à procéder à un regroupement de crédits. Tout le monde comprendra cette mesure préventive de bons sens, comme l’a lui-même reconnu le consumériste inquiet.

Elle résulte également des théories jurisprudentielles qui, pour protéger les consommateurs non avertis, font peser de plus en plus d’obligations sur les établissements de crédit : devoir de conseil, obligation de mise en garde … Cette clause répond précisément à ces impératifs.

Les arguments précités sont plus spécieux que solides.

Concernant le caractère « anticoncurrentiel de la clause, la pratique bancaire actuelle et la multi bancarisation des consommateurs qui savent parfaitement faire jouer la concurrence entre les établissements malgré les techniques de fidélisation les plus élaborées démentent cette affirmation.

Prétendre que c’est pénaliser un consommateur en l’obligeant à solliciter l’accord de l’établissement de crédit qui lui a donné une nouvelle chance pour lui éviter de se retrouver à nouveau en situation de malendettement, est surprenant. S’il faut, certes, remplacer une chaudière qui rend l’âme, il ne faut pas pour cela se surendetter et ne plus pouvoir faire face à ses nouveaux engagements. Au contraire, l’établissement qui a remis à plat les finances de l’emprunteur, souvent à la limite du taux d’endettement normatif, sera le mieux à même, en fonction de l’évolution de l’amortissement de son prêt et de celle de la situation de l’emprunteur, soit de lui conseiller un nouveau crédit adapté, soit de lui proposer une nouvelle restructuration pour y englober la grosse dépense incontournable sans faire exploser son taux d’endettement, dans la mesure du possible bien entendu. Les tenants du fichier positif ont le même objectif.

Enfin, il est difficile d’imaginer l’intérêt que pourrait avoir un établissement de crédit à faire échec à un plan de désendettement recherché auprès de la Commission de surendettement par son client en grande difficulté financière. Il appartient à cette institution et au Juge de décider de la bonne ou de la mauvaise foi d’un emprunteur, pas à un établissement de crédit.

Les « bonnes pratiques » du rachat de créances

Sur ce qui relève des « bonnes pratiques », c'est-à-dire une information du candidat au rachat de crédit sur les conséquences de cette opération, notamment à d’éventuelles pertes de droits attachés aux crédits consolidés ou d’application de pénalités de remboursement anticipé, les professionnels de la restructuration financière qui exercent leur activité dans le respect du client et des règles éthiques que leurs syndicats professionnels ont édictées s’y astreignent déjà d’une manière informelle. Toutefois, trop d’informations tuant l’information, ne serait-ce que parce qu’elle devient alors « indigeste » ( voyez du côté de la publicité sur le crédit ), il convient de réfléchir à son contenu et à la forme à lui donner si, en plus de toutes les autres documents informatifs légaux, il était décidé de la rendre obligatoire et de la formaliser. D’une manière générale, le déresponsabilisation du consommateur, surtout en matière financière, risque fort d’être contre-productive.

Le marché du regroupement de crédits et son avenir

Si le rachat de créances connaît en France une croissance fulgurante et que le business des établissements et des intermédiaires qui le proposent est florissant, c’est avant tout parce qu’il répond à un véritable besoin. Ce marché émergent ( en France ) et assurément très dynamique n’aurait pas atteint les 21 milliards d’euros en 2007 et ne serait pas gratifié d’un potentiel de croissance de 20% par an s’il ne satisfaisait pas les consommateurs qui ne sont pas des gogos comme on veut trop souvent le laisser croire.

Il en est toutefois du rachat credit comme de tous les services financiers proposés aux consommateurs, cette technique ne convient pas à toutes les situations et il appartient à la fois à l’emprunteur ( et au prestataire ) de bien apprécier préalablement son intérêt, ses modalités et ses conséquences en fonction du cas d’espèce. La probité, la compétence et l’expérience de l’intermédiaire en opération de banque sont les préalables essentiels à la réussite d’un regroupement de crédits. Son indépendance à l’égard de ses mandants bancaires et le nombre de ces derniers sont les garants du meilleur choix possible en fonction d’une situation donnée. La profession est désormais bien encadrée par une législation et par une réglementation propres à assurer la sécurité du consommateur. Elle s’est elle-même organisée autour de structures syndicales représentatives : l’Association Française des Intermédiaires bancaires ( AFIB ) et le Syndicat des Intermédiaires en Opérations de Banque ( SIOB ) qui oeuvrent dans l’intérêt commun, celui des clients et celui des professionnels qui sont indissociables pour la pérennité de l’activité.

Le rachat de crédits, qu’on le loue ou qu’on le blâme, on lui fait toujours de la réclame !

Pour finir sur un clin d’œil en direction de ses détracteurs, je soumets à leur sagacité cette réflexion personnelle : le rachat de crédits, qu’on le loue ou qu’on le blâme, on lui fait toujours de la réclame !

Plus sérieusement, la bataille publicitaire qui fait effectivement rage autour du rachat de créances n’est que la manifestation d’une concurrence forcenée qui bénéficie toujours au consommateur.

Françoise FONDADOUZE
Gérante RAINBOW FINANCE
Blog : http://rachatcredit.blog.capital.fr

U Express engage la bataille de Paris

CONCEPT - Avec leur concept de magasins urbains U Express, les Nouveaux commerçants affichent de grandes ambitions pour Paris et les grandes villes : se frayer une place entre Monoprix et Franprix

  • D'un côté, Monoprix, chic et haut de gamme. De l'autre, le réseau vieillissant des Franprix

Entre les deux... rien. Rien jusqu'à présent en tout cas, car, désormais, il faut compter avec U Express, le concept de magasins urbains développé par Système U. Le premier magasin a ouvert le 15 mai, à Vincennes, entre deux stations de métro. Un deuxième suivra début septembre, dans le XIe arrondissement de Paris et, d'ici à la fin de l'année, deux ou trois autres verront le jour.

L'objectif avoué est d'en compter une cinquantaine assez rapidement. .

Système U ne cache d'ailleurs pas sa volonté de « ne rater aucune bonne occasion ». En clair : le groupement entend bien obtenir le ralliement de quelques-uns des franchisés concurrents - Franprix pour ne pas les nommer. La menace est prise au sérieux. Dès le jour d'ouverture, en effet, un important master franchisé parisien de Franprix a fait une petite visite de courtoisie pour se rendre compte de lui-même

voir les photos et le reportage sur

http://www.lsa.fr/u-express-engage-la-bataille-de-paris,90270

Nouveau_logo

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17/07/2008

L’Agefiph en route pour Pékin avec l’équipe de France paralympique

Ça y est, ils ont leur billet pour Pékin !

Fin juin, la liste officielle des athlètes sélectionnés pour les Jeux a été dévoilée. Ils seront 120 à suivre Émeric Martin, leur capitaine, et Assia El Hannouni, leur porte-drapeau.

voir Parce que les valeurs du sport de haut niveau sont celles que développent les personnes handicapées dans l'entreprise, performance, motivation, esprit d'équipe, l'Agefiph a choisi de vous ouvrir une fenêtre sur un évènement exceptionnel.

Dès aujourd'hui et pendant tout l'été
Nous vous proposons de découvrir le blog de l'Agefiph consacré aux Jeux Paralympiques :
http://pekin-2008.agefiph.fr

à visiter urgence et sans modération !!!!

à bientôt

ericjeanmarc

29/02/2008

Le rachat de crédit, un bon filon surtout pour les banques

La croissance est molle, le pouvoir d'achat est en berne, les Français sont endettés. Mauvaise nouvelle ? Pas pour tout le monde, et notamment pas pour les banques et les organismes de crédits qui dépendent d'elles. La mauvaise passe financière des particuliers et leur goût nouveau pour les crédits en font une clientèle toute trouvée pour un produit bancaire qui fait désormais fureur : le rachat de crédits, qui consiste à regrouper sous un seul prêt une multitude d'emprunts, en étalant le remboursement pour alléger les mensualités.

Quiconque a ouvert ces derniers mois un magazine de programmes télé ou un journal de petites annonces ne peut ignorer l'existence du regroupement de crédits. Pas une parution sans que l'on vante des mensualités diminuées de 60%, des taux d'intérêts ramenés d'un tiers.

Il y a non seulement une foultitude de publicités celles-ci sont de plus extrêmement agressives". Un qualificatif presque trop faible

cette communication est insistante et racoleuse. On vous explique que la vie est dure et triste mais qu'avec un regroupement elle redeviendra belle !".

En 2006, un ménage français sur deux était endetté. Un chiffre relativement stable depuis le début des années 90 mais qui masque une autre réalité, celle de l'explosion du niveau d'endettement de ces ménages, une tendance cette fois-ci beaucoup plus récente : plus 14,1 points depuis 2002, selon Insee (voir graphique). Un niveau d'endettement qui implique bien souvent des mensualités élevées et que le rachat de crédit propose de réduire drastiquement.

Outre la hausse de leur endettement, les Français ont pris goût au "produit" crédit et n'hésite plus à en contracter plusieurs en même temps. "En 2000, seuls 14% de nos clients possédaient plus de deux crédits,

Aujourd'hui, la proportion est passé à 24%."

"les particuliers utilisent de plus en plus les prêts, notamment parce que le crédit a perdu son image négative".

Mais il rappelle également que "le nombre de surendettés en France se limitait à 70.000 au début des années 90. il y en a 700.000 aujourd'hui."Comme de juste, le rachat de crédits à ses partisans et ses détracteurs. Côté partisans, les professionnels bien sûr, qui tous garantissent, comme Nicolas Pécourt, responsable des études chez Sofinco, qu'il est désormais devenu "un outil de pilotage du budget", utilisé "par exemple par des ménages à la situation financière saine, qui désirent effectuer un nouvel achat mais sans augmenter leurs mensualités".

En étalant sur de nombreuses années le total des encours et des intérêts, le rachat de crédits peut en effet faire des miracles. "En moyenne, les clients consolident trois dossiers et obtiennent une baisse de leur taux de 30%", explique Nicolas Pécourt. Même topo chez Meilleurtaux. Selon le PDG Christophe Crémer, "les clients arrivent avec 4 à 6 prêts et nous réduisons leur taux de 18 à 6%".

Mais cette baisse des taux a un coût. L'étalement des crédits sur 10 ans ou plus conduit à un montant total à rembourser supérieur au total des sommes empruntées avant le regroupement de crédits : environ 20.000 euros dans l'exemple ci-dessus. Un coût qui s'explique aussi par "les frais de dossiers, les frais de notaire, la rémunération du courtier en crédits", détaille Christine Bardinet, secrétaire générale du comité consultatif du secteur financier. Qui précise cependant : "le rachat de crédit rend un vrai service dont le coût n'est pas forcément exorbitant".

Mais Maurice Roullet, de l'association de consommateurs UFC-Que Choisir, est lui beaucoup moins enthousiaste. Selon le consumériste, "quand on veut aménager un crédit, et que l'on dispose d'une situation financière saine, le banquier y est disposé". Et cela sans les coûts supplémentaires engrangés par un regroupement de crédits.Les banques et les organismes de crédit se frottent les mains. Le marché du rachat de créance est en plein boom. Selon Nicolas Pécourt, de Sofinco, "ce marché est très dynamique : nous sommes passés en quelques années d'un marché embryonnaire à un marché mûr". Mûr au point d'atteindre les 21 milliards d'euros en 2007, selon les opérateurs, en hausse de 162% en quatre ans. Le fort développement du rachat de crédits soulève des inquiétudes au comité consultatif du secteur financier et dans le monde consumériste. Maurice Roullet, de l'UFC- Que Choisir, est "particulièrement inquiet" "d'une clause que tous les opérateurs a priori placent dans leurs contrats". Celle-ci stipule "que les clients s'engagent à ne pas prendre d'autre crédits sans l'autorisation du regroupeur" (voir ci-dessus). Si elle paraît de bons sens pour des personnes déjà fortement endettées, cette clause a deux effets pervers. D'abord, elle pourrait être jugée anticoncurrentielle, les clients demandant l'autorisation à leur "regroupeur" de contracter un nouveau prêt pouvant être fortement incitées à y souscrire dans l'établissement concerné

Une bonne nouvelle pour un secteur légèrement morose ces derniers temps. Jean-Claude Nasse, délégué général de l'Association française des sociétés financières, rappelle qu'en 2007, "les crédits affectés, type crédit automobiles, sont en régression de 1,3% et que les crédits revolving sont stables". En revanche, les prêts personnels, auxquels appartiennent les rachats de crédits sont, eux, en hausse de 11%. Pour Nicolas Pécourt, "le rachat de crédits représente aujourd'hui 7 à 9% du total des crédits à la consommation".

Et cette bonne santé n'est pas prête de s'arrêter. Eric Ghiringhelli, directeur du rachat de crédits chez Meilleurtaux, compte multiplier son chiffre d'affaires par 3 ou 4 d'ici 2012. Il estime que "le marché français est mature mais possède encore un potentiel de croissance de 20%".

Un chiffre "tout à fait crédible" pour Christine Bardinet, du comité consultatif du secteur financier, qui explique ce potentiel de croissance par une importante réserve de clients inexploités. "Le rachat de crédits concerne aujourd'hui majoritairement les personnes trop endettées", considère-t-elle. Mais d'autres commencent à y avoir recours, et notamment les retraités, "de plus en plus nombreux" à compenser ainsi leur baisse de rémunération. Selon Meilleurtaux, 15% des regroupements de crédits concernaient ces derniers fin 2006, contre 18% fin 2007. Le papy boom pourrait ainsi faire les beaux jours du rachat de créances. Autre clientèle à développer, selon elle, "les ménages qui pratiquent de la gestion actifs-passifs" en jouant sur les taux et les ménages à la situation financière saine qui recherchent un coup de pouce financier.

Mais ce n'est pas ce qui révolte le plus Maurice Roullet. D'abord, estime-t-il, "s'engager à ne pas souscrire d'emprunt pendant 10-12 ans, c'est aller au casse-pipe. Il suffit qu'une chaudière casse pour y être contraint". Mais surtout, la clause fait courir un risque aux personnes finalement contraintes de passer en commission de surendettement. Le "regroupeur", averti par la commission que son client a pris un prêt sans son autorisation, ira bien souvent en justice pour prouver que son client a agi de mauvaise foi. Et si le juge en est d'accord, il pourra considérer que le client n'a pas le droit de bénéficier de la commission de surendettement. Plusieurs procès ont déjà eu lieu et sont allés en ce sens. Récemment, le tribunal d'instance de Clermont-Ferrand a cependant estimé que la mauvaise foi ne pouvait pas toujours être retenue.

Autres motifs d'inquiétudes, cette fois-ci également exprimées par Christine Bardinet, du comité consultatif du secteur financier, "le manque d'information relative aux informations précontractuelles". Plus concrètement, le CCSF se demande si le candidat à un regroupement de crédits est bien tenu au courant de toutes les conséquences de l'opérations, en particulier de l'éventuelles pertes des droits attachés aux crédits rachetés, tels que des assurances, ou des frais supplémentaires que cela peut engendrer, tels que des frais pour remboursement anticipés. Le CCSF devrait rendre avant l'été un avis ou des recommandations.Le comité consultatif du secteur financier le reconnaît volontiers, il manque cruellement de statistiques sur le marché du rachat de crédits et ses acteurs. Les données présentées dans le graphique ci-dessus sont issues d'une étude réalisée en juin 2006 pour le compte d'un grand groupe bancaire et les parts de marché sont estimées au niveau groupe.

Ainsi, la part de marché du Crédit Agricole regroupe à l'époque les chiffres d'affaires du rachat de crédit des Caisses du Crédit Agricole bien sûr mais aussi de ses filiales Sofinco et LCL. Derrière la Société Générale se cache les opérateurs de crédits France Crédit et CGI, ainsi que le réseau de la SG. La part de marché de BNP Paribas regroupe quant à elle la filiale Cetelem, le réseau BNP et BNP Paribas Invest Immo. Enfin, "Autres" désigne notamment le groupe Laser-Cofinoga, CCF ou encore Cofidis, aujourd'hui en partie propriété de BNP Paribas.

Pour s'assurer de récupérer une partie de la manne du regroupement de créances, les banques ont depuis peu également entrepris de se rapprocher des courtiers en crédits, principaux fournisseurs de clients grâce à leur communication débridée. Ainsi, Finaref, une société du groupe Crédit Agricole, a conclu un partenariat avec BC Finances. La Banque postale, elle, a signé le 13 septembre 2007 un accord avec CMP-Banque pour "proposer à (ses) clients d'Île-de-France qui en ont besoin des solutions de rachat de crédits".

RETROUVER TOUR L'ARTICLE SUR:

http://www.journaldunet.com/economie/finance/business-de/rachat-regroupement-de-credits/6-acteurs-groupes-bancaires.shtml

ou l'exploitation de la misère humaine !!!!!!

à bientôt

ericjeanmarc

24/04/2007

le changement de poste

j'ai trouver cette article qui ma interesser sur internet !

Changer de poste


Pour changer de poste dans une PME, il faut souvent le créer soi-même

Si les changements de postes sont assez aisés, voire encouragés, dans les multinationales, il en va tout autrement dans les PME, où il est souvent difficile d’évoluer verticalement, en raison des lignes hiérarchiques particulièrement courtes.

Alors, le candidat au changement n’a qu’une solution : créer soi-même son poste, sa fonction, son service ou, pourquoi pas, le département qui l’intéresse. Et les adeptes de ce nouveau jeu, plutôt à la mode par ces temps de frilosité sur le marché de l’emploi, ont déjà un nom : ce sont des « intrapreneurs ». Comprenez des entrepreneurs en interne, des créateurs qui, plutôt que de développer une nouvelle entreprise ailleurs, déploient une nouvelle activité à l’intérieur de l’entreprise où ils font leur carrière.

Pour y parvenir, ces stratèges ont bien sûr des méthodes, qui, si elles ne leur garantissent pas le succès, leurs permettent au moins de sortir grandis de leur démarche. Une bonne idée ou une qualité reconnue doit ainsi être exploitée. Si l’on vous reconnaît un talent de négociateur, pourquoi ne pas proposer à votre boss de créer un poste d’acheteur ? Evidemment pour le convaincre, il faut que cette nouvelle activité lui rapporte de l’argent. Et votre dossier doit être solide. Les arguments en béton doivent y côtoyer un business plan chiffré où apparaissent les dépenses (votre salaire) et les gains réalisés (les économies effectuées sur les achats). Si ce type de fonction peut directement engendrer des profits, il en est d’autres qui n’améliorent pas directement la rentabilité de l’entreprise. Elles peuvent être liées aux ressources humaines ou à la communication. Mais si ces fonctions dites « supports » ne font pas gagner directement de l’argent, elles améliorent l’image de l’entreprise ou ses méthodes de travail et peuvent, à terme, être rentables. Il faut, dans ce cas, être doublement convaincant. Car, non seulement il faudra créer un poste « non rentable » immédiatement, mais, de plus, il faudra vous remplacer dans votre précédent fauteuil resté vacant. Et un recrutement coûte cher.

Pour autant, il ne faut pas se laisser effaroucher, car, quel soit le résultat de l’opération, votre patron ne pourra pas vous reprocher d’avoir le sens de l’initiative et il devrait remarquer que vous avez au moins un point en commun avec lui : vous souhaitez faire avancer l’entreprise.

S.D.P.

© La Nouvelle République 2003

interessant mais a mediter

plus facile à dire qu'a faire

il faut convaincre!!!!!!!!!!!!!!!!!!

à bientot !!!!

eric jean marc

15/04/2007

se lancer dans la franchise

je me suis interesser à la franchise j'ai trouver sur internet des articles interessant

Se lancer dans la franchise
Coup de soleil pour un cadre

Après 25 ans de vie salariale, Patrick Croza rêvait de se mettre à son compte. Fin 2003, il a ouvert un centre Point Soleil. Un choix qu'il ne regrette pas.

Prendre une franchise ou créer sa propre entreprise ? Après 25 ans d'expérience professionnelle en tant que cadre dans la banque, l'immobilier et le prêt-à-porter, Patrick Croza a étudié plusieurs pistes et rencontré des dizaines de professionnels avant de trancher. Son choix s'est finalement porté sur la franchise Point Soleil, un réseau français de centres de bronzage. Entre l'idée première en 2002 et la concrétisation de son projet fin 2003, presque un an et demi s'est écoulé. Retour sur les motivations et la démarche de ce cadre de 50 ans qui s'est lancé dans la franchise.

Pour mener son projet à terme, Patrick Croza a envisagé la franchise comme la création d'entreprise. Une démarche qui ne doit rien au hasard : avant de plonger dans la franchise, Patrick Croza a planché plusieurs mois sur la création d'une entreprise de sécurité basée sur un système de surveillance via Internet. Début 2002, la fibre entrepreneuriale était là. Mais emporté par la morosité économique, ce projet de création d'entreprise ne va pas faire le poids face à la franchise, pour laquelle Patrick Croza a prospecté plusieurs pistes en parllèle. Opticien, alarme, esthéticien... Pour chaque réseau de franchise envisagé, Patrick Croza étudie à chaque fois la rentabilité du projet en rencontrant des personnes déjà lancées dans l'aventure.

Mi 2002, son intérêt se porte sur Point Soleil, un réseau qui se développe en franchise depuis 2000. Point Soleil, qui affiche un chiffre d'affaires de 14 millions d'euros, compte aujourd'hui 89 centres et revendique 40 % de part de marché en France. "J'ai tout d'abord rencontré une première personne qui avait monté une franchise Point Soleil, explique Patrick Croza. Il m'est vite apparu que le projet offrait une bonne rentabilité. Et malgré une campagne de lobbying contre le bronzage en cabine, le marché représentait un potentiel de développement certain."

Patrick Croza décide : ce sera Point Soleil plutôt que la création d'entreprise. "Après une étude de marché, assez rapide je dois dire, le plus long a été de trouver un local. Mais ce laps de temps m'a permis de discuter chiffres et implantation avec une trentaine d'autres franchisés." Persuadé de la viabilité du projet, Patrick Croza part donc à la recherche un local. Il bénéficie pour cela de l'aide du franchiseur, Dominique Olivier, qui dispose d'un portefeuille d'emplacements. Après plusieurs longs mois de prospection, le choix se porte finalement sur un local de 200 m² capable d'accueillir huit cabines de bronzage. Une surface importante pour une franchise, alors que la taille moyenne des Point Soleil oscille entre 75 et 140 m².

En décembre 2003, Patrick Croza ouvre son premier centre à Rueil Malmaison, dans les Hauts-de-Seine. Et moins d'un an plus tard, en octobre 2004, le nouveau franchisé continue d'afficher une confiance inébranlable. "Le centre connaît aujourd'hui une fréquentation qui varie entre 25 et 70 clients par jour, indique-t-il. Notre premier chiffre d'affaires devrait être de 140 000 euros et, à ce rythme, le retour sur investissement devrait se faire d'ici quatre ans." Car pour ouvrir son centre, Patrick Croza a dû investir 300.000 euros de sa poche.

Un investissement qu'il ne regrette pas, loin s'en faut. "Au-delà de l'aspect financier, ce choix m'a permis de devenir indépendant, le franchiseur m'imposant uniquement des contraintes de look et de concept. En échange, le réseau m'apporte son expérience. En plus, c'est une formule plus rassurante que la création d'entreprise, avec une responsabilisation différente. Il faut néanmoins être attentif à des petites choses qui n'ont pas d'importance lorsqu'on est salarié dans une entreprise."

Bref, Patrick Croza reste convaincu de son choix et avoue même que la franchise offre beaucoup d'avantages pour ceux qui hésitent à créer leur propre entreprise. "La franchise est un concept qui tient la route. En gros, cela revient à lancer du jour au lendemain une affaire qui fonctionne, et qui est améliorée et affinée au fil du temps. D'une certaine manière on évite de partir à la pêche, et concrètement de perdre du temps, de faire des erreurs, du démarchage. Mais la contrepartie est financière." Prochaine étape, ouvrir un deuxième centre ? Sur ce point, l'ancien cadre, qui affiche un doctorat en gestion à Dauphine, se montre prudent et s'attache d'abord a rentabilisé son premier investissement. "J'ai rencontré des franchisés qui, sur la base d'une première bonne ouverture, se sont lancés dans une deuxième affaire qui s'est révélée un échec cuisant, engloutissant la totalité des bénéfices du premier centre." Patrick Croza préfère pour l'heure savourer son statut d'indépendant, profiter de la vie et suivre les opportunités professionnelles qui se présentent. "Comme je ne suis pas salarié, je peux rester ouvert à toutes les opportunités ou tous les projets. Et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai choisi la franchise, alors que j'avais reçu des propositions salariées cohérentes." La franchise serait presque devenue une nouvelle forme d'incubation.

Comment déjouer les pièges de la franchise
Se lancer dans la franchise

Devenir franchisé demande de la préparation et une bonne dose de pugnacité. Cinq conseils pour éviter les entourloupes.

Devenir franchisé, c'est d'une part se mettre à son compte, et d'autre part conclure avec un franchiseur un contrat de distribution. L'accord de franchise cadre les droits et les obligations du franchisé par rapport au franchiseur. Ce contrat, essentiel, ne se limite pas à définir la rémunération du franchiseur en échange de la mise à disposition de sa marque, de ses produits, de son savoir-faire, de son assistance, etc. Pour bien comprendre et maîtriser cette relation contractuelle, Valérie Meyer, avocate à la Cour spécialisée dans le droit de la franchise etassociée du cabinet Ben Soussen et Meyer, livre cinq principes de base.

1

  Ne pas négliger la phase de réflexion

Avant de se lancer dans la franchise, il faut se poser plusieurs questions : ai-je envie d'être chef d'entreprise ? Suis-je capable de modifier mon mode de vie ? Le statut de franchisé est strictement le même que celui d'un commerçant indépendant, avec tout ce que cela implique, notamment sur la mise en jeu du patrimoine. Les candidats à la franchise doivent également évaluer leur capacité à sacrifier une partie de leur indépendance : l'accord de franchise implique de transmettre au franchiseur nombre d'informations, dont le chiffre d'affaires. Ensuite, le candidat doit réfléchir au secteur dans lequel il souhaite s'investir. "La question n'est pas de déterminer quelle enseigne est la plus rentable, mais quelle enseigne correspond aux envies et aux capacités du futur franchisé, prévient Valérie Meyer. A ce titre, le cas d'un franchisé qui s'était lancé dans les fleurs après quinze ans de salariat, et qui s'est rendu compte au bout de six mois qu'il n'aimait ni les fleurs, ni avoir les mains dans l'eau, est emblématique."

2

  Savoir s'entourer

La loi Doubin oblige le franchiseur à délivrer un document d'information pré-contractuel (DIP) au franchisé au moins vingt jours avant la formation du contrat. Ce document contient un ensemble de données permettant de se déterminer en connaissance de cause. "Certains franchiseurs ne respectent pas la loi Doubin, avertit Valérie Meyer. D'autre part, il faut savoir lire ce document et ne pas se contenter de ce qui est écrit." Pour cela, mieux vaut s'entourer d'un avocat spécialisé ou d'un expert-comptable, rompus à l'exercice. A l'aide du DIP, il faut notamment vérifier la rentabilité de l'entreprise, s'assurer que la "présentation du marché" fournie par le franchiseur correspond bien au marché local (la qualité de l'emplacement aura un impact sur la rentabilité), et déceler d'où viennent les principales rentrées d'argent du franchiseur. Le danger ? "Certains réseaux emploient des développeurs payés à la commission, d'autres font des seules ouvertures leur gagne-pain", souligne Valérie Meyer.

3

  Décrypter le DIP

Plusieurs points sont particulièrement critiques dans le DIP. Premièrement, ce document doit transmettre le plan de financement. Il faut être attentif à ce que ce plan comprend, et ne pas oublier d'intégrer ce qu'il ne comprend pas (ex : le droit au bail). Deuxièmement, le DIP transmet généralement le compte d'exploitation prévisionnel. Sur ce point, le candidat doit vérifier auprès des franchisés installés la véracité des informations et des postes présents. "Un réseau immobilier faisait ressortir un bénéfice la première année, qui ne comptabilisait ni la rémunération de l'exploitant ni la redevance au franchiseur. En les rajoutant, on arrivait à un résultat déficitaire." Troisièmement, afin de valider l'ensemble des informations inscrites dans le DIP, le candidat doit rencontrer des franchisés afin décrypter le langage maison.

4

  Comprendre ce à quoi on s'engage

Dans la phase de contrat, le franchisé doit garder à l'esprit ses obligations vis-à vis-du franchiseur, et s'adapter aux contraintes spécifiques à ce type de distribution. La durée du contrat fait partie des éléments qui doivent attirer son attention. D'une part, il faut que cette durée soit au moins équivalente à celle de son contrat de prêt. D'autre part, le franchisé doit savoir que le contrat de franchise est un CDD et qu'il n'existe aucune obligation de reconduction. Concernant les obligations du franchiseur, le franchisé doit mettre en rapport les engagements de ce dernier avec les moyens dont il dispose, sur le plan, par exemple, de la formation ou de la publicité. Tout engagement trop lourd à tenir au regard des moyens mis en œuvre est suspect. Enfin, "le franchisé doit comprendre que la franchise n'est pas de l'assistanat. Il doit jouer le jeu et se montrer entreprenant".

5

  Anticiper la sortie du contrat

Au terme du contrat, si le franchiseur décide de ne pas le reconduire, le franchisé peut être contraint de vendre son fonds de commerce. Ce qui fait dire à Valérie Meyer que "le modèle de franchise n'est pas un modèle de capitalisation". Plusieurs clauses jouent dans ce cas un rôle fondamental. La clause de non-concurrence, qui interdit au franchisé d'exercer une activité similaire à celle du franchiseur, doit être limitée dans le temps et dans l'espace. La clause d'agrément soumet la cession du fonds avec l'enseigne à l'accord du franchiseur. La clause de non-affiliation interdit au franchisé, en cas de cession de l'enseigne, de s'affilier à un réseau concurrent de celui du franchiseur.

La France, terre de franchise

765 réseaux, 36.000 magasins, 400.000 emplois, 34 milliards d'euros de chiffre d'affaires : en France, la franchise est loin d'être un concept anecdotique.

On l'oublierait presque, et pourtant. La franchise est un domaine clef dans les secteurs du commerce et de la distribution, en France comme à l'étranger. Des développements propres à chaque pays. Parmi les grands acteurs de la franchise en France, il y a les pionniers et ceux dont les noms n'échappent à personne aujourd'hui, à force de vaste campagnes publicitaires. Parmi les premiers, Phildar de la famille Mulliez, créé en 1903 et développé en réseau à partir de 1956. Parmi les seconds, dont certains ont profité du développement accéléré de la franchise dans les années 80, on retiendra entre autres Yves Rocher, Accor, Laforêt immobilier, Troc de Lille, Midas ou la Brioche dorée, sans parler de Carrefour et de Casino.

Une foultitude d'enseignes qui ne doit rien au hasard : la France est une terre de prédilection pour la franchise. Selon les chiffres de la Fédération française de la franchise (FFF), le marché hexagonal pèse 34 milliards d'euros. A elle seule, la France représente 40 % du marché européen de la franchise. Début 2004, l'Hexagone comptait ainsi 765 franchiseurs et plus de 36.000 magasins en franchise. Et d'après l'Association française des chambres de commerce et d'industrie (AFCCI), le parc de franchiseurs a doublé en France en l'espace de dix ans. "C'est un secteur d'activité essentiel en France, souligne Yves Sassi, fondateur et président de l'Observatoire de la franchise. Aujourd'hui, il représente quelques 400.000 emplois sur le territoire."

Les principaux secteurs de la franchise en France
(en 2003, source : Fédération française de la franchise)

Secteur

Nb de réseaux

Nb réseaux d'origine étrangère

Nb magasins franchisés

Nb magasins franchisés à l'étranger

Equipement de la personne

205

32

5.485

2.181

Equipement de la maison

84

9

3.540

247

Alimentaire

77

6

6.396

295

Coiffure-esthétique

73